Régularisation des charges
Décochez une dépense pour l'exclure du décompte. Seules les charges figurant au décret du 26 août 1987 peuvent être imputées au locataire. La quote-part correspond aux tantièmes du lot pour les dépenses de copropriété, et à 100 pour cent pour les dépenses propres au logement.
| Nature de la dépense | Dépense totale | Quote-part | Imputé au locataire |
|---|---|---|---|
| Eau froide et eau chaude | 820,00 € | 100 % | 820,00 € |
| Entretien des parties communes | 1 400,00 € | 12 % | 168,00 € |
| Ascenseur, entretien et électricité | 2 600,00 € | 12 % | 312,00 € |
| Taxe d'enlèvement des ordures ménagères | 168,00 € | 100 % | 168,00 € |
| Ravalement de façadeNon récupérable | 9 000,00 € | 12 % | 0,00 € |
| Honoraires du syndicNon récupérable | 1 900,00 € | 12 % | 0,00 € |
| Total récupérable 2025 | 1 468,00 € | ||
| Provisions versées | 840,00 € | ||
| Solde dû par le locataire | 628,00 € |
L'essentiel à retenir
- La régularisation est obligatoire au moins une fois par an quand les charges sont payées par provisions.
- Le décompte par nature de charges doit être transmis un mois avant la régularisation.
- Les justificatifs restent consultables pendant six mois après l'envoi du décompte.
- Une régularisation faite après la fin de l'année civile suivante ouvre droit à un échelonnement sur douze mois.
- La dette de charges se prescrit par trois ans.
- Le forfait de charges en meublé ne donne jamais lieu à régularisation.
Comment fonctionne la régularisation annuelle
Lorsque les charges sont payées par provisions, l'article 23 de la loi du 6 juillet 1989 impose une régularisation au moins une fois par an. Elle compare le total versé par le locataire aux dépenses récupérables réellement engagées sur sa période d'occupation.
Si les provisions dépassent les dépenses, le trop-perçu est remboursé au locataire. Si elles sont inférieures, le bailleur réclame un complément, à condition de pouvoir le justifier. Le calculateur affiche le sens et le montant du solde à mesure que vous saisissez les dépenses.
En location meublée avec forfait de charges, il n'y a pas de régularisation. Le forfait est définitif dans les deux sens : le bailleur ne peut rien réclamer en plus, et il n'a rien à rembourser si les dépenses réelles sont inférieures.
Calculer la quote-part du logement
Deux types de dépenses coexistent. Celles qui concernent directement le logement, comme l'eau relevée à un compteur individuel, s'imputent à 100 pour cent. Celles qui relèvent de la copropriété se répartissent selon les tantièmes du lot ou la clé de répartition prévue au règlement.
Le calculateur demande cette quote-part pour chaque ligne. Un lot représentant 120 tantièmes sur 1 000 supporte 12 pour cent des charges communes : sur une facture d'ascenseur de 2 600 euros pour l'immeuble, la part imputable est de 312 euros.
Point de vigilance sur le gardien : sa rémunération n'est récupérable qu'à 75 pour cent s'il assure à la fois l'entretien des parties communes et l'élimination des déchets, et à 40 pour cent s'il n'assure qu'une seule de ces deux tâches. En revanche, le salaire d'un employé d'immeuble est récupérable en totalité.
Trier ce qui est récupérable et ce qui ne l'est pas
La liste des charges récupérables est fixée par le décret du 26 août 1987 et elle est exhaustive. Une dépense qui n'y figure pas ne peut pas être imputée au locataire, même si elle paraît légitime et même si le bail prévoit le contraire.
Les erreurs les plus fréquentes portent sur trois postes : les honoraires du syndic, les travaux de ravalement ou de toiture, et l'assurance du propriétaire. Aucun de ces trois n'est récupérable. Les faire figurer dans un décompte est le motif de contestation le plus courant.
Le calculateur permet de décocher une dépense pour l'exclure du décompte tout en la gardant visible : le montant écarté s'affiche dans le récapitulatif, ce qui rend le tri explicite si le locataire demande des explications.
Les obligations de forme avant de réclamer le solde
Un mois avant la régularisation, le bailleur doit communiquer au locataire le décompte par nature de charges et, en immeuble collectif, le mode de répartition entre les locataires. Ce décompte préalable n'est pas une formalité : son absence fragilise sérieusement toute demande de complément.
Pendant les six mois suivant l'envoi du décompte, les pièces justificatives doivent être tenues à la disposition du locataire. Elles n'ont pas à lui être envoyées, mais il doit pouvoir les consulter dans des conditions normales. Un locataire qui demande à consulter les justificatifs et n'obtient pas de réponse est fondé à refuser le paiement du solde.
Le tableau généré par le calculateur reprend cette structure par nature de charges avec la quote-part appliquée. Vous pouvez l'imprimer et le joindre à votre courrier.
Une régularisation tardive et ses conséquences
Lorsque la régularisation n'a pas été faite avant la fin de l'année civile suivant celle de l'exigibilité des charges, le locataire peut exiger un paiement échelonné sur douze mois. Pour des charges de 2024, une régularisation adressée en 2026 ouvre ce droit.
La dette elle-même se prescrit par trois ans, selon l'article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989. Passé ce délai, elle ne peut plus être réclamée, quel que soit le montant en jeu.
Une régularisation réclamée d'un coup après plusieurs années crée presque toujours un conflit, même quand elle est fondée. Régulariser chaque année après l'approbation des comptes de la copropriété reste la seule approche qui évite le sujet.
Ajuster les provisions pour l'année suivante
Les demandes de provisions doivent être justifiées par les résultats de la régularisation précédente et, en copropriété, par le budget prévisionnel voté. Une provision fixée au hasard produit mécaniquement un écart important chaque année.
Le calculateur propose une provision mensuelle ajustée, obtenue en divisant les charges récupérables constatées par douze. C'est la base la plus simple, à corriger si le budget prévisionnel de la copropriété anticipe une évolution nette.
Une provision légèrement supérieure aux dépenses attendues évite au locataire un rappel désagréable, mais elle vous oblige à rembourser chaque année. Une provision proche du réel est plus confortable pour tout le monde.
Continuez votre démarche
Solder les charges au départ du locataire en utilisant la provision de 20 pour cent autorisée en copropriété.
Ce qu'il faut savoir
La régularisation des charges est-elle obligatoire ?
Oui, au moins une fois par an, dès lors que les charges sont payées par provisions. Seul le forfait de charges en location meublée y échappe.
Toutes les dépenses de copropriété sont-elles récupérables ?
Non. Seules celles figurant au décret du 26 août 1987 le sont. En pratique, un bailleur récupère environ 70 à 75 pour cent des charges de copropriété, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères venant s'y ajouter.
Jusqu'à quand peut-on réclamer un rappel de charges ?
Trois ans, selon la prescription de l'article 7-1. Au-delà de la fin de l'année civile suivant l'exigibilité, le locataire peut en outre exiger un étalement du paiement sur douze mois.
Le locataire peut-il refuser de payer sans justificatifs ?
Il peut légitimement refuser si le bailleur ne met pas les pièces à sa disposition pendant les six mois suivant l'envoi du décompte. Le décompte préalable par nature de charges reste dans tous les cas obligatoire.
Comment calculer les charges d'un locataire parti en cours d'année ?
Sa quote-part se calcule au prorata de sa période d'occupation. Indiquez le nombre de mois occupés dans le calculateur pour obtenir les provisions correspondantes.
Peut-on augmenter les provisions sans régularisation ?
Non. Les demandes de provision doivent être justifiées par les résultats de la précédente régularisation et, en copropriété, par le budget prévisionnel voté en assemblée générale.
Pour aller à la source
Les informations de cette page ont été vérifiées à partir des publications officielles ci-dessous le 27 juillet 2026.

