Calculez le loyer révisé
900 x 148,37 / 146,68
Variation de l'indice1,15 %
Par mois+ 10,37 €
Sur douze mois+ 124,44 €
Indices utilisés146,68 vers 148,37
Objet : révision annuelle du loyer Madame, Monsieur, Le bail prévoit la révision annuelle du loyer selon l'évolution de l'indice de référence des loyers publié par l'Insee. Loyer mensuel hors charges actuel : 900,00 euros Indice de référence, 2e trimestre 2025 : 146,68 Nouvel indice de référence, 2e trimestre 2026 : 148,37 Calcul : 900,00 x 148,37 / 146,68 = 910,37 euros Le nouveau loyer mensuel hors charges s'élève donc à 910,37 euros. Il s'appliquera à compter du [date d'effet], sans effet rétroactif sur les mois précédents. Les provisions pour charges ne sont pas concernées par cette révision. Je reste à votre disposition pour toute précision sur ce calcul. Cordialement, [Nom et signature du bailleur]
L'essentiel à retenir
- Nouveau loyer = loyer actuel multiplié par le nouvel IRL, divisé par l'IRL du même trimestre l'année précédente.
- Le résultat s'arrondit au centime le plus proche et porte uniquement sur le loyer hors charges.
- Sans clause de révision au bail, aucune augmentation annuelle n'est possible.
- La révision est interdite pour un logement classé F ou G dont le bail date du 24 août 2022 ou après, en métropole.
- La demande doit intervenir dans l'année suivant la date de révision et n'a jamais d'effet rétroactif.
La formule officielle de la révision annuelle
Le nouveau loyer est égal au loyer mensuel hors charges multiplié par l'IRL du trimestre de référence de l'année en cours, divisé par l'IRL du même trimestre de l'année précédente. Le résultat s'arrondit au centime le plus proche.
Deux règles sont souvent oubliées. D'abord, les deux indices doivent porter sur le même trimestre : comparer un T2 à un T1 fausse le calcul. Ensuite, la révision porte sur le loyer hors charges seul. Les provisions pour charges suivent leur propre logique et ne sont pas indexées sur l'IRL.
Le simulateur intègre tous les indices publiés depuis 2017 pour les trois zones. Vous n'avez plus à les rechercher : sélectionnez le trimestre et les deux valeurs se remplissent seules.
Quel trimestre de référence utiliser
Le trimestre à retenir est celui indiqué dans le bail. C'est la première chose à vérifier avant tout calcul, car un bail bien rédigé le mentionne explicitement à côté de la clause de révision.
Si le bail ne désigne aucun trimestre, la règle de repli est claire : il faut retenir le dernier IRL publié par l'Insee à la date de signature du bail. C'est précisément ce que fait le simulateur lorsque vous saisissez la date de signature. Il connaît la date de publication de chaque indice et en déduit le trimestre applicable, ce qu'un tableau seul ne permet pas de faire.
Attention au décalage de publication. L'indice du deuxième trimestre 2026 n'a été publié que le 10 juillet 2026 : un bail signé le 5 juillet 2026 relève donc encore du premier trimestre 2026, pas du deuxième.
Les quatre conditions pour pouvoir réviser
Une révision n'est jamais automatique. Quatre vérifications s'imposent avant d'envoyer une demande, et le simulateur signale les deux plus fréquemment ignorées.
- Une clause de révision doit figurer au bail. Sans clause, le loyer reste figé pour toute la durée du contrat.
- La révision est annuelle, à la date prévue par le bail ou à sa date anniversaire.
- Le logement ne doit pas être classé F ou G au diagnostic de performance énergétique lorsque le bail a été signé, renouvelé ou tacitement reconduit à compter du 24 août 2022 en métropole, ou du 1er juillet 2024 dans les collectivités régies par l'article 73 de la Constitution.
- La demande doit intervenir dans l'année qui suit la date de révision, sans quoi elle est définitivement perdue.
Le délai d'un an et l'absence de rétroactivité
Le bailleur dispose d'un an à compter de la date de révision pour formuler sa demande. Passé ce délai, la révision de l'année concernée est perdue et ne peut plus être rattrapée.
Surtout, la révision ne rétroagit jamais. Si la date de révision est le 13 mars 2026 et que la demande n'est envoyée que le 13 juin 2026, seuls les loyers postérieurs au 13 juin sont révisés. Les trois mois écoulés restent dus à l'ancien montant. Attendre coûte donc de l'argent, mois après mois.
Le simulateur affiche votre date de révision et votre date butoir dès que vous saisissez la date de signature du bail. C'est le rappel le plus utile pour un bailleur qui gère un ou deux lots sans logiciel.
Exemple de révision en 2026
Un bail signé en métropole le 20 juillet 2025 fixe le loyer à 600 euros hors charges. À la signature, le dernier indice publié était celui du deuxième trimestre 2025, soit 146,68. Le trimestre de référence est donc le deuxième.
Au 20 juillet 2026, l'indice du deuxième trimestre 2026 vaut 148,37. Le calcul est 600 multiplié par 148,37 puis divisé par 146,68, soit 606,91 euros après arrondi au centime.
La hausse est de 6,91 euros par mois, soit 82,92 euros sur douze mois. Elle correspond à la progression annuelle de l'indice, 1,15 pour cent. Sur un loyer de 900 euros, la même révision donne 910,37 euros, soit 10,37 euros par mois.
Comment notifier la révision au locataire
Aucune forme n'est imposée, mais la demande doit être datée de façon certaine puisque c'est elle qui déclenche l'effet de la révision. Un courrier remis en main propre contre signature ou un recommandé avec accusé de réception remplissent cet office. Un simple email peut suffire si le locataire en accuse réception.
Le contenu compte autant que la forme. Présentez le loyer actuel, les deux indices avec leur trimestre, la formule complète et le nouveau montant hors charges, ainsi que la date d'effet. Un locataire qui peut refaire le calcul lui-même conteste rarement.
Le simulateur rédige cette lettre pour vous à partir de vos saisies, avec le détail du calcul déjà rempli. Copiez le texte, complétez vos coordonnées et envoyez.
Continuez votre démarche
Utiliser le modèle de lettre de révision si vous préférez partir d'un courrier vierge plutôt que du texte généré par le simulateur.
Ce qu'il faut savoir
Quel IRL faut-il utiliser pour réviser un loyer ?
Celui du trimestre indiqué dans le bail. Si le bail ne le précise pas, il faut retenir le dernier indice publié par l'Insee à la date de signature. Le simulateur détermine ce trimestre automatiquement à partir de la date de signature.
Peut-on rattraper plusieurs années d'augmentation oubliées ?
Non. Chaque révision doit être demandée dans l'année qui suit sa date, et elle ne s'applique jamais rétroactivement. Une révision non demandée dans ce délai est définitivement perdue.
L'IRL est-il le même partout en France ?
Non. Depuis le troisième trimestre 2022, l'Insee publie trois indices distincts : la métropole continentale, la Corse et les collectivités régies par l'article 73 de la Constitution. Le simulateur applique la bonne série selon la zone sélectionnée.
Peut-on réviser le loyer d'un logement classé F ou G ?
Non, si le bail a été signé, renouvelé ou tacitement reconduit à compter du 24 août 2022 en métropole, ou du 1er juillet 2024 en Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte. La tacite reconduction compte, ce qui vise en pratique la quasi-totalité des baux en cours.
La révision s'applique-t-elle aussi aux charges ?
Non pour les provisions, qui s'ajustent à partir des dépenses réelles constatées à la régularisation. En location meublée avec forfait de charges, en revanche, le forfait peut être révisé chaque année selon les mêmes règles que le loyer.
Faut-il envoyer un recommandé pour la révision ?
Ce n'est pas obligatoire, mais la demande doit avoir une date certaine puisqu'elle détermine la date d'effet. Un recommandé ou une remise en main propre contre signature est la solution la plus sûre.
Pour aller à la source
Les informations de cette page ont été vérifiées à partir des publications officielles ci-dessous le 27 juillet 2026.

